Notre minimalisme

Le minimalisme est au cœur de mes réflexions actuellement. Nous arrivons à un point pivot de notre vie, et réfléchissons à la direction que nous souhaitons prendre pour les mois et années à venir, mon mari et moi.

Nous avons commencé par un brainstorming des possibilités qui s’offrent à nous et par chance elles sont nombreuses.

Pour nous guider dans notre choix, nous avons décidé de rédiger une liste de NON NEGOCIABLES : ce sont les critères obligatoires que devra cocher notre nouveau mode de vie ou notre prochain projet. Ensuite, nous laisserons place à notre intuition pour nous guider vers le bon projet qui coche toutes les cases.

Le minimalisme est apparu, parmi d’autres choses, dans notre réflexion. Et j’ai eu besoin de cheminer sur le sujet car je me suis aperçue que lorsque l’on parle de minimalisme, les perceptions sont très éclectiques.

Comme beaucoup de concepts je pense, il y a une base, qui est ensuite interprétée selon les lunettes de vie de chacun. Les plus érudits se sentent parfois déclenchés quand je dis cela mais je prends le risque de proposer ici MA vision qui colle à la réalité que JE souhaite créer dans MA vie.

Libre à chacun d’y adhérer ou de créer la sienne.

Ce que j’observe, c’est que bien souvent les gens confondent MINIMALISTE avec RUDIMENTAIRE, présentant le minimalisme comme une façon de vivre dans une grande sobriété, avec peu de moyen et peu de confort.

Je ne suis pas d’accord avec cela.

Le minimalisme, selon le Larousse, est « une recherche de solutions requérant le minimum d’efforts, de bouleversements ».

Oui, cela passera par épurer notre quotidien, nous dépouiller de nos possessions matérielles inutiles, et aussi faire un tri dans nos relations et notre agenda.

Ce que j’en retiens en matière de consommation, c’est de limiter notre impact, notamment lié à la surconsommation mais pas nécessairement faire une croix sur un certain confort. C’est supprimer l’inutile et le SUPERFLU mais sans faire une croix sur une certaine qualité de vie.

Tout dépend où chacun place son niveau minimum de confort, avec ETHIQUE et sans superflu, et avec quel soin chacun choisit les choses qui l’entourent.

Dans mon monde à moi, le minimalisme serait plutôt consommer

MOINS mais MIEUX.

Protéger l’environnement par exemple, c’est bien sur réduire notre consommation de ressources naturelles. Mais cela ne veut pas dire se priver de tout ! Cela peut passer par des systèmes adaptés, conçus pour cela.

Cela ne veut pas dire faire une croix sur ses besoins (fondamentaux) mais plutôt rechercher une façon d’y répondre la plus simple et écologique possible par exemple. C’est privilégier la QUALITE à la QUANTITE. C’est s’intéresser au lieu de fabrication, à la qualité des matériaux utilisés, à l’impact environnemental de la conception d’un objet plutôt qu’à son prix uniquement.

Cela ne rime d’ailleurs pas avec pauvreté ! Tout dépend encore une fois où on place sa richesse et comment on perçoit l’argent. Les produits de qualité coûtent parfois plus cher à l’achat mais leur durée de vie les rend plus rentables sur le long terme finalement. Cela revient à investir au lieu de dépenser. C’est une autre philosophie.

La question, c’est de savoir où se situe notre MINIMA ? Quelle est notre norme, quels sont nos standards ? Comment allier la satisfaction de mes besoins avec mes valeurs de protection de l’environnement ? Comment converser un certain niveau de confort sans que cela ne nuise aux autres et à l’environnement ? C’est déjà en réinterrogeant ses VALEURS, SES ESSENTIELS, SES PRIORITES.

Là où les choses prennent une autre direction, c’est quand on passe son énergie et ses ressources (j’entends notamment le TEMPS, l’ARGENT et la SANTE) à satisfaire ses besoins SECONDAIRES avant ses besoins primaires. Et cette façon de procéder n’est intéressante que pour les politiques et les marketeurs.

Chacun peut accéder au minimum de confort qu’il souhaite s’il prend du recul sur sa consommation et sa façon de prioriser ses besoins ; s’il apprend à réfléchir PAR et POUR lui-même.

Je ne juge personne sur sa façon de vivre. Je dis juste que tout est accessible à qui s’en donne les moyens. Et que bien souvent, une vie plus confortable ne demande pas nécessairement d’avoir plus de revenus mais une répartition différente de ses revenus par exemple.

Parfois, pour augmenter son niveau de bonheur il suffit de prendre du recul et identifier les choses qui comptent vraiment pour soi et mettre son énergie dessus. Eteindre les sollicitations extérieures, se centrer sur SOI et voir quels sont ses véritables BESOINS et ENVIES.

Pas ceux dictés par son éducation, son entourage, les médias, la société… Revenir à SOI.Pas par égoïsme. Mais au contraire pour SOI puis pour les autres.

Prendre soin de soi c’est prendre soin de l’autre. Nous n’avons pas été élevés pour la plupart d’entre nous avec cette définition qui est pourtant vraie. Comment prendre soin de l’autre sans prendre soin de soi d’abord ? Je prends souvent l’exemple du masque à oxygène en avion : si vous ne mettez pas le vôtre en premier, vous tomberez dans les pommes et ne pourrez pas aider les autres à mettre le leur.

Parce que c’est en reprenant chacun son pouvoir que le monde peut changer. C’est en incarnant soi-même le changement que les autres changent. On le sait, les enfants, ne sont que dans l’imitation. Ils ne font pas ce qu’on leur dit, ils imitent ce qu’ils voient. Pour finir, les adultes ne sont que de grands enfants, et la plupart fonctionnent pareil.

Vous avez envie d’un monde meilleur ? Commencez par VOUS changer et le reste suivra. Quelles sont les valeurs qui comptent à vos yeux ? De quoi ce monde a besoin pour aller mieux ? Et mettez-vous en action pour l’incarner !

Prenez de la distance, réfléchissez à VOTRE vision du MINIMALISME dans ce qu’il a de plus beau à offrir. Quels sont vos fondamentaux, quelles sont les choses vraiment essentielles pour vous et comment mettre tout cela en place ?

On en parle ensemble si vous voulez.

Elodie K

Mère d'une famille complètement atypique,

Défenseuse du "slow"

Amoureuse de la vie

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